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  seconde guerre mondiale Histoire générale: Photos commentées

 
 
  Transmis par olivier le 07 avril 2010 à 16:57:17 CEST (109 lectures)
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  Histoire générale: Sanary à sa libération II

 
 
  Transmis par olivier le 25 mars 2010 à 15:54:48 CET (375 lectures)
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  Histoire de la plongée Histoire générale: Une soirée au ''BAROUDEUR'' avec Philippe TAILLEZ

Par Gérard Loridon

Je me rappelle qu'un soir, Pierre CHAZAL me fait savoir qu'un Bar à Vins sympathique, le " Baroudeur " qui tenait enseigne dans le centre de Sanary avait inscrit à son programme hebdomadaire une soirée sur le monde sous marin. Invité d'honneur : Le Commandant Philippe TAILLIEZ.

J'ai battu le rappel de tous les copains et amis. Nous nous sommes ainsi retrouvés PYLB, Jacky, Didou, Jean Claude et Mimi, Roc, Franck et quelques autres autour d'une grande table où le Pacha était au centre. Soirée on ne peut plus joyeuse, car quand on se retrouve ainsi, histoires, anecdotes, aventures anciennes et actuelles entretiennent une chaude ambiance. Ajoutez à cela les vins locaux qui ne nous laissaient pas insensibles et vous aurez le résultat d'une réunion qui n'évoque surtout pas " Le Monde du Silence " Normal, il faut savoir que tous les vieux Scaphs' sont affectés d'une surdité conséquente. Notez bien que je ne dis pas " sourds comme des pots " des personnes malveillantes, verraient à ce dernier mot une insinuation sous jacente relevant de pots en terre, antiques, aux formes rebondies. Pièces artistiques, sans doute, que chaque vieux scaphandrier possède dans un coin de la maison. Amphores, disons le mot, campaniennes, gréco italiques, bétiques et africaines, bien archéologiques culturels et surtout nationaux avec lesquels certains d'entre nous avaient un peu trop flirtés. Passons…

Surtout que, dans ce domaine, parmi notre joyeux aréopage, il n'aurait pas fallu chercher, comme dit l'évangile " celui à qui jeter la première pierre " dilemme cornélien s'il en fut !

En tout cas, la soirée allait bon train. Notre ami le Baroudeur, avait pensé qu'il serait bon de passer une vidéo ancienne. En l'occurrence il avait choisi " Epaves " ce film que les Mousquemers avaient tourné en 1943. Document cinématographique dont Cousteau se servit pour faire admettre par l'Etat major de la Marine Nationale, la nécessité de créer un groupe de plongeurs. Ce qui nous donna le GRS, qui va devenir GERS et dont le premier Commandant fut Philippe TAILLIEZ.

En tout cas, ce soir là, en pleine euphorie, notre attention pour cette pièce historique, que nous connaissions tous, dériva très vite sur des plaisanteries…le clou fut atteint lorsque l'on voit sur l'écran Frédéric DUMAS qui remonte une belle ferraille.

Cri de l'un d'entre nous " mais c'est…. " Et de nommer son voisin, dont la réputation de pilleur d'épaves n'était plus à faire. Eclats de rire de tous, y compris Philippe qui nous connaissait bien. Evidemment, ce type de réflexion, le pli étant donné, s'est renouvelé deux ou trois fois.

Fin du spectacle. Notre hôte le Baroudeur, vient me tirer par la manche et me dit " dites les deux tables de touristes qui sont là à côté, ils ne sont pas content. Allez donc les voir un peu.. " C'est vrai, il y avait là quelques blaireaux, avides d'autographes et de souvenirs de rencontre de personnalités. Nous ne les avions mêmes pas vus, trop occupés par nos retrouvailles avec le Commandant, qui lui était aux anges. J'ai donc été voir ces " estrangers " comme on dit à Sanary quand on croise des individus, originaires de la partie supérieure du parallèle de Valence.

Je leur ai expliqué, patiemment, que Philippe TAILLIEZ était sans doute un pionnier, un plongeur célèbre, un humaniste doublé d'un archéologue compétent, mais que cela ne l'empêchait pas d'être un joyeux compagnon, d'une grande convivialité. Et qu'il était très heureux ce soir là, leur en fournissant la preuve en les invitant à constater son plaisir évident. Rien n'y fit, ils continuèrent de faire grise mine et même l'un d'entre eux componctueux me fis une remarque qu'il voulut acerbe " vous devriez avoir honte de vous moquer de ce vieux Monsieur ! " Je les ai planté la, outré que l'on puisse traiter Philippe TAILLIEZ de vieux monsieur. Surtout lui dont il a été souvent dit qu'il était un éternel jeune homme. Les touristes sont partis, nous sommes restés, entre nous, fort tard. ….

 
 
  Transmis par olivier le 19 octobre 2007 à 06:58:47 CEST (787 lectures)
(Suite... | Score: 4)
 

 
  Histoire de la plongée Histoire générale: Le Restaurant des plongeurs

A SANARY… Chez VICTOR, au Provençal...le Restaurant des plongeurs
Par Gérard Loridon

J'assistais, en Mars dernier, au vernissage de l'exposition sur le Corail, manifestation " Art Bleu " organisé par le Musée Frédéric DUMAS. Monsieur le Dr Ferdinand BERNHARD, Maire et Conseiller général, cita au cours d'une courte allocution " …SANARY, le berceau de la Plongée.. " Cette reconnaissance, en ces termes, par celui qui nous a offert la Tour Romane et nous a fournit une aide importante pour y implanter le Musée de la Plongée dédié à Frédéric DUMAS est une véritable consécration pour Sanary. Surtout, au vu des nombreux pionniers qui y ont vécu et qui ont largement participé à l'éclosion de cette activité sportive et industrielle, qui fut pour nous aussi, une véritable passion. Je citerais très vite et donc tout d'abord Frédéric DUMAS qui vécu à Portissol.

Ensuite le Cdt Cousteau qui possédait une villa, et son ami Georges SERENON, le fondateur du CIP Bendor. Enfin, Paul DUBOIS, qui mit au point le Masque Squale toujours en fabrication et vendu dans le monde entier. Paul Dubois, personnage haut en couleurs, était connu de tous les Sanaryens, au même titre que Frédéric Dumas qu'ils appellaient Didi. Et aussi Jojo SERENON…. Paul DUBOIS avait commencé par habiter rue Nazaire Fournier dans une villa qu'il avait loué nommée " Sam'suffit " et qui existe toujours. Jojo SERENON, quartier du Rosaire ou sa maison porte le nom d'un îlot des Embiez, " La Clapassude " et le Cdt Cousteau dont son fils Jean Michel a pris la suite, à la Villa " Baobab " … Rappelant ainsi son essentielle histoire sous marine, notre ville possède donc plusieurs lieux de souvenirs subaquatiques, dus à ces personnages célèbres. Mais il est aussi, un haut lieu de la convivialité subaquatique que l'on ne peut oublier et que j'aimerais donc rappeler ici.

J'ai découvert Sanary en 1954, alors que je remplissais mes obligations militaires au GERS, dans la Marine Nationale, où j'étais matelot et……surtout plongeur. Avec plusieurs de mes amis, dans la même situation, nous y venions souvent, attirés par des fonds sous-marins encore peu explorés. La solde du Matelot recruté de l'époque, était modique et ne nous aurait pas permis de pratiquer notre sport favori, la Chasse s/m, si, il n'y avait été adjoint des primes de plongée substantielles. Malgré cela, nous ne nous livrions pas à de folles dépenses et après avoir fait le tour du port, cherchant un restaurant prometteur et modique, nous avons découvert le Provençal, après une étude comparative correspondant à nos faibles moyens…mais à nos gros appétits. Nous avions 20 ans et après une partie de pêche sous-marine à La Cride, dans une eau fraîche, peu protégés par les vêtements en caoutchouc mousse de l'époque, nous aurions comme me le disait mon ami Enzo " manger un aïne et caguer les fers… " excuser les termes réalistes, mais il me faut conserver l'image du moment. Le Provençal avait, en plus d'un menu sain et abondant une présentation fidèle de la cuisine familiale, qu'il a toujours conservé d'ailleurs.

Pour le repas qui a suivit…il faut que je vous explique.

Le Provençal était tenu par Victor Ranucci, son épouse Régine et sa sœur Mado. Evidemment les plats étaient copieux, le vin en pichet conséquent et débattant de nos exploits subaquatiques du matin, nos assiettes se vidaient normalement. Victor, enchanté de voir cette bande de copains, faire honneur à sa cuisine, doublait et triplait le plat de frites, le pain, le pichet, les fromages au fur et à mesure de l'engloutissement recommandant à Mado " …il faut les nourrir comme il faut, ils ont plongé toute la matinée… " Et ce, bien sur, sans aucune majoration tarifaire. Le pli était pris et l'adresse communiquée aux autres amis plongeurs " ..Le Provençal, à Sanary, sur le port,…le patron, un mec sympa, qui nous comprend, et la bouff'…attention, comme à la maison. " Très rapidement, avec Victor, nous sommes devenus des amis, il ne pouvait en être autrement.

Et cela fut vite compris par les hordes de plongeurs, bruyants quelquefois, affamées toujours, et en fin de compte heureux, de se retrouver aussi souvent que possible ; autour d'une table qu'ils avaient finit par considérée comme étant la leur. En ½ siècle de fréquentation du Provençal, pas moins, nous y avons convié, tous les plongeurs du GERS, tous ceux de mon entreprise, car il 'était plus facile de nourrir mes scaphandriers chez Victor que dans ce que l'on appelle un " restaurant d'entreprise ". Nous nous y sommes retrouvés au cours des soirées mémorables du Ski-club et du Club de ski Nautique, dont le président Jeannot Nevière n'était pas le dernier à y créer une ambiance plus que conviviale.

Et cela a continué avec les visiteurs et membres de l'association du musée Frédéric DUMAS et par la suite les grandes tablées de l'archéologie subaquatique de l'Ouest varois, tablées hautement patronnées par l'ami Pierre Chazal et Didier Martina-Fieschi. On y a vu quelques vieux Scaphs', BURNIER, GALERNE venant des USA. Maintenant la nouvelle équipe du Musée, Yves, Jean Marie, Henri…. Victor, Régine , Mado, ont pris leur retraite, mais la suite est assurée par Marc le fils de Victor et sa charmante épouse Valérie. Normal, Marc, c'est un plongeur !

L'autre soir, donc, sortant de ce vernissage, conservant la tradition, nous étions attablés avec mon épouse " Chez Victor " quand nous avons vu arriver deux couples de nos amis. Jean et Danièle BRONDI, accompagnés de Robert et Nicole Jacquet. Jeannot comme nous l'appelons tous, quand il s'est mis à la plongée n'a pas fait les choses à moitié et a franchi toutes les limites de la profondeur en moins d'un mois. Je me souviens, l'ayant rencontré un jour sur le port, rentrant de mer, et lui avoir demandé comme on le fait d'ordinaire " …alors Jeannot, la plongée tu en est où ?… " La réponse fut simple " pas de problèmes me dit-il, quand je vois un coin qui me plait, je mouille l'ancre et je descends jusqu'au fond… " Je crois savoir que 70/80 mètres, ce n'était pas pour l'effrayer, avec notre ami Marc DUPLAN un autre " Fou de Mer " Robert lui c'est plutôt un voileux, il n'est jamais aussi heureux que lorsque sous toute la toile, il rentre du Rouveau, par un bon mistral de travers de 30/40 nœuds Et la plongée, en bouteilles il appréciait. Aussi en apnée pour se faire un bon sac d'oursins, les dimanches matins d'hiver, qu'il fait déguster à ses amis, devant sa maison de l'Huide, accompagnés d'un rosé nécessaire et bienvenu. Ce soir là, nous en avons évoqué des souvenirs, trop long à raconter ici… Chez VICTOR, maintenant chez MARC, c'est toujours la table des Plongeurs et des Scaphandriers, la seule d'autant plus que, à une époque lointaine, des promoteurs novateurs avaient proposé la construction d'un restaurant sous-marin…. Inutile le Monde du Silence, le Grand Bleu, Victor les a tous invités à la table du Provençal, il y a 48 ans !

 
 
  Transmis par olivier le 19 octobre 2007 à 06:40:45 CEST (888 lectures)
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  Les joutes Histoire générale: Les joutes

Les jouteurs, une nouvelle chevalerie
© Max Bertagna & Ambitions sud international
http://ambitions-sud.net/fr-index.htm
(reproduit avec autorisation)

D'où vient l'origine des joutes ? Pourquoi les " Targaïres " sont-ils populaires ? La racine de ce mot vient de " Targe ", qui désignait un petit bouclier en usage au Moyen Age.

Les jouteurs qui s'affrontent sur les côtes Méditerranéennes et Languedociennes sont-ils les héritiers des " Preux Chevaliers " qui disputaient des tournois et mettaient leur épée au service du droit et de la défense des veuves et des orphelins ? Remontons dans le temps à travers l'histoire…

Représentée sur les monuments de la vieille Egypte datant de 2980 à 2745 avant JC, la joute nautique remonte à l'Antiquité. Ce jeu semble avoir été introduit en France par les Phocéens lors de la création de Massalia, ou peut-être par les Romains. Toutefois, reconnaissant la beauté virile de ce sport et en lui rendant hommage en pratiquant ce jeu, les Romains occupant ce pays furent certainement les précurseurs de la joute en Gaulle. Le plus grand nombre de documents sur ce sport, nous les trouvons à partir du 16ème siècle ; c'est ainsi que l'on apprend qu'aux alentours de 1548-1550 on joute en l'honneur d'Henri II et Catherine de Médicis à Lyon.

Dans des temps anciens, on joutait pour la gloire de Dieu et de la Vierge, pour honorer la patrie et la fierté du village, pour fêter et remercier les Saints Patrons, pour le bien du commerce, mais aussi pour le sport… Mais ce qui est important c'est de constater que cette tradition, qui alliait les joutes aux festivités, ait traversé les âges pour devenir l'événement qu'elle est de nos jours. La plupart de nos sociétés de joute actuelles ont été fondées à la fin du 19ème siècle et la loi de 1901, relative aux associations, n'a fait que favoriser ce mouvement. Les pêcheurs du littoral méditerranéen qui appartenaient à une Prud'homie, ont eu comme objectif d'organiser des tournois au cours desquels s'affronteraient les meilleurs joueurs venus des villes et villages voisins, mais afin de préserver la popularité acquise, la musique et l'esprit festif ainsi que le cérémonial qui l'accompagne ont été sauvegardés.

 
 
  Transmis par olivier le 18 octobre 2007 à 17:00:28 CEST (363 lectures)
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  L'exil des intellectuels allemands Histoire générale: Les intellectuels allemands exilés à Sanary

Les intellectuels allemands exilés à Sanary, par Christian Soleil
Origine: PlumArt N°25 (janvier 2001) www.plumart.com
(reproduit avec autorisation)
Plutôt que de frémir et de s'attrister de la mort de cet homme, mieux aurait valu frémir et s'attrister de sa vie." (Takeda Rintarô, Ningen)

En mai 1933, trois mois après l'accession d'Adolph Hitler au pouvoir, une campagne de destruction de la littérature "d'esprit non allemand" allume de nombreux bûchers dans tout le pays.

Des milliers d'oeuvres disparaissent. De nombreux auteurs, dont plusieurs de tout premier plan dans la littérature allemande et mondiale, prennent le chemin de l'exil, craignant alors pour leur liberté, parfois même pour leur vie...

Il en sera de même pour une quantité d'artistes peintres et musiciens. Beaucoup choisissent de s'expatrier vers la France.

Certains, pour fuir la cherté des grandes villes, optent pour les petits villages comme Sanary. Cette destination est encouragée par la présence de Thomas Mann, prix Nobel de littérature qui y a élu domicile avec ses enfants Klaus et Erika, sur les conseils de Jean Cocteau.

Grâce à sa fortune personnelle, il servira à tous ces artistes en exil de point d'accueil. Deux autres familles allemandes fréquentent Sanary depuis plusieurs années : le chanteur d'opéra Wilhem Ulmer et son épouse qui vivent à la Villa Bellevue en haut du quartier des Picotières et le peintre Anton Raderscheidt et Ilse Salberg qui font construire la Villa Le Patio dans le quartier de la Cride et où ils ouvriront un restaurant.

Ils seront plus tard internés dans le Camp des Milles près d'Aix-en-Provence.

L'écrivain allemand qui vécut le plus longtemps à Sanary fut sans doute Lion Feuchtwanger. Il y passe plus de sept années avec sa femme. Après un court séjour à l'hôtel de la Réserve à Bandol, ils viennent s'installer à Beaucours à la villa Lazare, qu'occupait jusque-là le peintre Lou Albert-Lazard, ami de Rainer Maria Rilke dont elle traduit quelques-unes une de ses oeuvres.

Ils louent ensuite la Villa " Valmer " à la Cride. Lion Feuchtwanger sera lui aussi interné au camp des Milles où il écrira Le diable en France, œuvre critique de l'administration de Vichy.

Autour de Thomas Mann et de Lion Feuchtwanger viennent se regrouper de nouveaux exilés : René Schikele, écrivain alsacien, Julius Meier-Grafe, historien d'art installé à St Cyr, Ernest Bloch, Hermann Kesten, Arthur Koestler, Franz Werfel et son épouse Alma, Ludwig Marcuse, Bruno Frank, Alfred Kantorowitz, le critique de théâtre Kerr, Annette Kolb et Berthold Brecht.

Certains viennent à Sanary quelques semaines, d'autres des mois, d'autres encore des années mais tous gardent le regard tourné vers l'Allemagne. Ils se retrouvent dans les cafés du port, le Nautique et la Marine. Hermann Kesten s'en inspirera pour son livre Le poète du café : "Lorsqu'on vit en exil, le café devient à la fois la maison familiale et la patrie, l'église et le parlement, un désert et un lieu de pèlerinage, le berceau des illusions et le cimetière ... En exil, le café devient l'endroit unique où la vie continue ... "

C'est là que Berthold Brecht chante à la guitare des poèmes à l'encontre de Goebbels et Hitler. C'est là également que Fritz Lanshoff recrute en 1933 des auteurs pour sa nouvelle maison d'édition Quérido (Heinrich Mann, Lion Feuchtwanger, Ernst Toller et Arnold Zweig).

Un autre écrivain célèbre, Wilhem Herzog, en France depuis 1906, s'installe à Sanary dans la Villa Roge, rue de la Prudhommie. Interné en mai 1940 au Camp des Milles, il réussit à s'enfuir avant l'arrivée des troupes allemandes. Il écrit des biographies de Barthou et de Clémenceau et des ouvrages littéraires sur La Bruyère, Balzac, Daudet et Stendhal.

Que reste-t-il aujourd'hui des maisons habitées par les exilés allemands ?

- La Ville Roge est toujours visible, rue de la Prudhommie.
- La Villa Tranquille située à l'extrémité du chemin de la Colline a abrité Thomas Mann. Elle est détruite quelques temps après par les soldats allemands qui avaient fortifié la Pointe Rouge.
- La Villa Valmer occupée par les époux Feuchtwanger existe toujours. C'est là qu'est écrit en 1933, le roman Die Geschwister Oppermann qui remporte un immense succès. Le Moulin Gris qui a abrité Franz et Alma Malher se trouve au début du chemin de la Colline en face de la Chapelle de Notre Dame de Pitié.
- Derrière la Chapelle, un petit chemin rejoint le boulevard de Portissol et passe devant la Villa autrefois Mas de Carreirade où est mort Franz Hessel en 1941.
- La Villa Kerr Colette, située sur le boulevard Raphaël Boyer où a séjourné Lola Sernau, secrétaire de Lion Feuchtwanger.

 
 
  Transmis par olivier le 17 octobre 2007 à 23:52:11 CEST (1758 lectures)
(Suite... | Score: 4.66)
 

 
  Monuments, bâtiments, lieux Histoire générale: Le fort du Gros Cerveau

L'ouvrage militaire au sommet du Gros Cerveau (sur les communes de Sanary et d'Ollioules).
Par Olivier THOMAS (avril 2005)

Il a été construit à la fin du XIXème siècle. Sa vue panoramique sur la baie de Sanary (vers laquelle il est orienté) lui donne un enjeu stratégique important.



Le fort a été occupé épisodiquement par nos forces militaires. Pour chacune des guerres mondiales du XXème siècle le fort a été réarmé. Les Allemands l'occuperont dès 1943 jusqu'à notre libération du mois d'août 1944. Ils y construiront un blockhaus (toujours présent).

Sur la photo on peut apercevoir l'entrée avec actuellement "un pont en bois" par-dessus un fossé. A l'époque il s'agissait d'un pont-levis.


Descriptif :
A gauche et à droite de l'entrée se trouve deux casernements (aujourd'hui presque entièrement détruits). En face de l'entrée se trouve un tunnel creusé dans la roche qui traverse de part en part le rocher avec en son centre l'armurerie (aujourd'hui les accès sont murés).



Un passage fortifié permet de faire le tour du fort à couvert sur les 2/3 de son périmètre.



Ce fort n'est plus depuis trois ans un terrain militaire. Son accès est donc totalement libre (sous réserve des mesures préfectorales pour lutter contre les incendies). Néanmoins de solides chaussures sont nécessaires et les ruines restent assez périlleuses à certains endroits.

Le panorama sur la baie de Sanary et Evenos vaut ce détour.

 
 
  Transmis par olivier le 17 octobre 2007 à 23:21:40 CEST (1031 lectures)
(Suite... | Score: 4.33)
 

 
  Histoire de Sanary Histoire générale: Les Fours à chaux

Les Fours à chaux
Par Olivier THOMAS

Comment les édifices antiques, du moyen âge et du siècle dernier étaient réalisés ?

Le ciment actuel n'avait pas été découvert. Néanmoins une pierre naturelle est présente en grande quantité dans toutes nos régions et notamment dans la PACA. Il s'agit de la pierre calcaire. Il y a 2000 ans les romains inventèrent ce système pour édifier solidement les édifices.

Pour obtenir le "principe actif " de cette pierre il fallait un four à chaux. Pour des raisons de commodité il était creusé sur place à proximité immédiate de la carrière

Four à chaux du Lançon à Sanary (restauré)

Ce four était divisé en deux parties : le foyer et une voûte sur laquelle les pierres à calciner étaient empilées méthodiquement. Très souvent une couche d'argile était étalée sur les parois du four pour qu'il garde bien sa chaleur.

Cet empilement méthodique des pierres de calcaire permettait la circulation de la chaleur entre elles pour un pouvoir calorifique supérieur. La fournaise devait durer trois jours et trois nuits pendant lesquels les ouvriers se relayaient pour garder la température constante du four à 1000 degrés.

Four à chaux du Lançon à Sanary (restauré)

Par ce processus la pierre calcaire se transforme en chaux vive. A la fin de ces trois jours de combustion, on ajoutait à cette chaux vive la moitié de son poids en eau.

Ce choc thermique entraîne l'éclatement des pierres en poudre. Cette poudre est de la chaux éteinte Elle devait être conservée à l'abris de l'humidité et constituait un liant qui aujourd'hui tient encore dans certains édifices vieux de plusieurs siècles.

Four à chaux du Lançon à Sanary (restauré)

De grands monuments, tels le Panthéon, le Colisée, le Pont du Gard et la tour romane de sanary témoignent de la durabilité de la chaux.

 
 
  Transmis par olivier le 16 octobre 2007 à 20:49:00 CEST (885 lectures)
(Suite... | Score: 4.5)
 

 
  Histoire de Sanary Histoire générale: Encyclopédie des rues de Sanary sur mer








Albert Cavet né le 14/09/1918 à Sanary. Mort le 01/04/1945. Pilote en Angleterre dès 1942 dans l'escadrille "Cigognes". Mort en mission en Hollande.

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André Dumerc Directeur de l'école communale de 1935 à 1952

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André Tassy né à Sanary le 13/10/1914.Pilote militaire mort en 1949.

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Barthelemy De Don né à Sanary le 27/03/1650.Mort en mer en 1710. Capitaine de la marine royale de Louis XIV.

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La Baou Du provençal bau (ou baou) : rocher, escarpement

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Tousque Mot provençal qui désigne des touffes d'arbres, d'arbustes ou de buissons

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Tamaris Tamarix, famille des tamaricacées): arbuste des rivages

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Raphael Boyer Médecin de campagne sanaryen dans les années 1900. Chevalier de la légion d'honneur

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Rouve Chêne Rouvre ou chêne blanc

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Rue Félix Pijeaud né à Sanary le 12/12/1904.Mort le 6/01/1946.Officier pilote de l'armée de l'air, titulaire de la légion d'honneur et de la croix de guerre.

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Général Rose né à Toulon le 25/09/1812. Mort le 02/08/1899. Propriétaire du Château de la Millière. Une grande carrière militaire qui dura 38 ans.

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Jules Jean Louis né à Antibes le 28/10/1916. Mort le 8 mai 1951. Officier, chevalier de la légion d'honneur et médecin militaire.E mprisonné pendant la seconde guerre mondiale dans un stalag ou il fut le médecin des camps. Médecin commandant pendant la guerre d'Indochine. Il trouvera la mort dans un champ de mines en Corée.

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Laget Origine de la famille LAUGIER, leur 7 enfants furent tués en 1610 à Sanary par les Maures

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Lauzet Ainé né à la Seyne le 20/06/1756.Mort le 4/04/1799 au champ d'honneur.Navigateur et écrivain, engagé dans la marine royale

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Lou Cigaloun Les cigales en provençal

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Lou Mistralet Le mistral (vent d'ouest) en provençal

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Michel Pacha cliquez ici

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Nazaire Fournier Bienfaiteur Sanaryen

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  Transmis par olivier le 16 octobre 2007 à 15:42:15 CEST (1210 lectures)
(Suite... | Score: 4.8)
 

 
  Histoire de Sanary Histoire générale: Histoire de Sanary (Source Wikipedia)

Sanary-sur-Mer (en occitan provençal : Sant Nari de Mar selon la norme classique ou Sant Nàri de Mar selon la norme mistralienne) est une station balnéaire de Provence, située dans le Var à 13 km de Toulon et 49 km de Marseille.


Son nom d'origine était en provençal Sant Nazari puis Sant Nari. En français, on avait traduit ce nom par Saint-Nazaire, puis par Sanary en 1890 (d'après le provençal Sant Nari), et enfin par Sanary-sur-Mer en 1923 (de là, Sant Nari de Mar en provençal).


Relevant à l'origine du territoire d'Ollioules, le seigneur y créa au début du XVIe siècle un hameau sous le nom de "Sanct Nazari", en autorisant quelques familles à s'établir près d'une ancienne tour médiévale encore visible. C'est vers le milieu du même siècle que le port fut construit pour offrir un débouché au commerce ollioulais ; il dut être creusé pour permettre le mouillage des navires. Ce n'est qu'en 1688, au terme de longues procédures, que Sanary obtint de Louis XIV sa séparation d'avec Ollioules. La ville connait une forte croissance depuis les années 1980-1990 sur le plan touristique.


Sanary s'affirme comme un lieu agréable et prisé dans l'Ouest Var, tout en refusant toujours son rapprochement avec la Communauté urbaine de Toulon mais en acceptant tout de même une indispensable collaboration intercommunale sous forme de SIVU auprès de la commune de Bandol.

Lieux et monuments

  • Chapelle Notre-Dame-de-Pitié : de cette chapelle, bâtie en 1560 sur une butte, à l'Ouest de la ville, on découvre une jolie vue sur la baie de Sanary, avec à l'arrière-plan les collines de Toulon, et la côte jusqu'à l'archipel des Embiez, derrière lequel se dressent les hauteurs du Cap Sicié. C'est dans cette chapelle qu'a été baptisé Nicolas Vimar.
  • Église Saint Nazaire : construite à la fin du XIXe siècle par Michel Pacha, en remplacement de l'ancienne église de style roman du XVIe siècle, dans un style néo-médiéval.
  • Tour "romane" : en réalité plus tardive, elle subsiste, enserrée dans un groupe de bâtiments qui l'entourent.

Sanary: exil des intellectuels Allemands

Après 1933 et l’arrivée d’Hitler au pouvoir c’est par dizaines que des intellectuels allemands vinrent se réfugier dans ce qui était alors un petit port de pêche endormi, où la vie était beaucoup moins chère qu’à Paris. Bertolt Brecht, Egon Erwin Kisch, Thomas Mann, Ludwig Marcuse, Joseph Roth, Franz Werfel, Arnold Zweig s’y retrouvèrent.

 
« Si on vit dans l'exil, écrivait Hermann Kesten, le café devient à la fois la maison de famille, la patrie, l'église et le parlement, un désert et un lieu de pèlerinage, le berceau des illusions et le cimetière... Dans l'exil, le café est le seul lieu où la vie continue. »


Après la déclaration de guerre de 1939 le gouvernement français poussa l’absurdité jusqu’à faire interner ces réfugiés dans des camps : on ne voulait voir en eux que des Allemands. Après la Libération la petite ville, qui avait été surnommée « Sanary-les-Allemands » voulut tout oublier et ce n’est que dans les années quatre-vingt-dix que le tourisme allemand et autrichien vint essayer de retrouver les traces des grands artistes qui y avaient vécu. On a fini par dévoiler une plaque et aménager des itinéraires touristiques.

 
 
  Transmis par olivier le 16 octobre 2007 à 15:27:37 CEST (1501 lectures)
(Suite... | Score: 3.8)
 


 
   

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